July 6, 2011
1fanzineparjour:

LABO - CollectifFormat 22x28,5 cm - 100 pages - éditions Futuropolis, 1990
Avant Lapin, avant les querelles du temps qui passe, juste avant le déferlement enthousiaste d’une bande dessinée en pleine libération des strictes recettes du commerce qui monopolisaient l’essentiel du paysage de l’époque, il y a eu cet acte fondateur : la revue LABO. Un seul et unique numéro -explosif- que seul un éditeur comme Futuropolis, d’Étienne Robial, pouvait appréhender. Le texte manifeste du dos de la couverture commençait par : ” À l’aube de la nouvelle décennie (NDLR : janvier 1990), il était crucial d’affirmer que la Bande Dessinée ne saurait être qu’un “secteur de l’édition”, un “produit” ou un “média”, mais peut aussi, et plus que jamais, être un langage unique aux immenses potentialités, n’attendant que d’être cultivées par les quelques-uns qui voudront bien sortir du Moyen-Age et de la puberté (…)”.
Manifeste et amorce de ce qui adviendra pour la bande dessinée des 2 décennies suivantes, entre maturité graphique potentielle et candide appartenance au monde de l’édition, si Labo ne sortait pas de nulle part et que la bande dessinée n’en était pas à sa première révolution, ce moment éditorial n’en demeure pas moins l’acte fondateur d’un nouveau temps qui n’a qu’en partie germé tant les intentions demeurent actuelles et toujours attaquées de toutes parts par ceux qui se positionnent sempiternellement comme les braves gens, les victimes, et les tenants du bon sens.(6P)

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LABO - Collectif
Format 22x28,5 cm - 100 pages - éditions Futuropolis, 1990

Avant Lapin, avant les querelles du temps qui passe, juste avant le déferlement enthousiaste d’une bande dessinée en pleine libération des strictes recettes du commerce qui monopolisaient l’essentiel du paysage de l’époque, il y a eu cet acte fondateur : la revue LABO. Un seul et unique numéro -explosif- que seul un éditeur comme Futuropolis, d’Étienne Robial, pouvait appréhender. Le texte manifeste du dos de la couverture commençait par : ” À l’aube de la nouvelle décennie (NDLR : janvier 1990), il était crucial d’affirmer que la Bande Dessinée ne saurait être qu’un “secteur de l’édition”, un “produit” ou un “média”, mais peut aussi, et plus que jamais, être un langage unique aux immenses potentialités, n’attendant que d’être cultivées par les quelques-uns qui voudront bien sortir du Moyen-Age et de la puberté (…)”.

Manifeste et amorce de ce qui adviendra pour la bande dessinée des 2 décennies suivantes, entre maturité graphique potentielle et candide appartenance au monde de l’édition, si Labo ne sortait pas de nulle part et que la bande dessinée n’en était pas à sa première révolution, ce moment éditorial n’en demeure pas moins l’acte fondateur d’un nouveau temps qui n’a qu’en partie germé tant les intentions demeurent actuelles et toujours attaquées de toutes parts par ceux qui se positionnent sempiternellement comme les braves gens, les victimes, et les tenants du bon sens.
(6P)

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